Je suis allé au Festival des
métiers de la Montagne avec mon collège. J’ai interviewé des personnes qui
m’ont expliqué à quoi consistait leur métier. Mon interview ci-dessous parle du
métier de sculpteur en montagne.
Sylvain et Alejandra DAUTREMAY (sculpteur) :
Quel est le
nom de l’entreprise ?
Ils n’ont pas
de nom d’entreprise. Alejandra travaille avec son mari. Ils travaillent chez
eux.
Travaille-t-ils
pour des particuliers ou pour des entreprises ?
Ils ne travaillent
pas pour des particuliers ni pour des
entreprises. Ils sont indépendants.
Quels
machines et outils utilisent-ils ?
Alejandra
fabrique des bijoux en argent comme des colliers, des bagues et des boucles
d’oreilles. Pour cela elle a besoin d’un dremel mais elle fait aussi
ces bijoux à la main. Le dremel est une sorte de mini-perceuse. Elle s’en
sert pour faire le trou du doigt sur les bagues. Elle fait aussi des objet en
bois, comme des sculptures ou des boites avec de la résine.
Pour cela elle a besoin d’une ponceuse électrique pour tailler ces
sculptures et pour la résine, elle porte un masque et des gants. Quand à son
mari, il fait des sculptures en bois à la tronçonneuse. Pour sa sécurité, il
porte un pantalon spécial qui empêche la chaîne de la tronçonneuse de continuer
de couper, elle se coince. Cette idée lui est venu à l’esprit en allant Alaska.
Doivent-ils
se déplacer ou travaillent-ils toujours au même endroit ? Travaillent-ils
le week-end ou la semaine ?
Ils peuvent se
déplacer mais pas obligatoirement. C’est eux qui choisissent leurs horaires,
ils travaillent chez eux. Ils peuvent travailler le week-end aussi bien
que la semaine.
Quelles
sont les qualités nécessaires pour faire ce travail ?
Les qualités
nécessaires pour faire ce travail sont la patiente car il y a
beaucoup de travail manuel donc sa prend du temps et un peu perfectionniste
pour arriver à faire ce que l’on veut.
Que leur
apporte ce métier sur le plan personnel ?
Ça leur
apporte sur le plan personnel, un moyen de faire des choses soit même et de
voir leur créativité. De penser à autre chose que la vie quotidienne, un moyen
de s’évader.
Les
horaires sont-elles régulières ?
Non, les
horaires ne sont pas régulières car ils les choisissent. Ils peuvent ne pas
travailler pendant une journée ou plusieurs jours et travailler le soir.
Leur métier
comporte-t-il des risques ?
Oui, ce
travail comporte des risques. Plus pour Sylvain car il fait tous à la
tronçonneuse. Il faut vraiment se protéger entièrement car autrement il peut se
couper gravement. Pour Alejandra, les risques c’est la résine. Elle doit porter
un masque pour ne pas que la résine rentre dans ces poumons et qu’elle ne
durcissent dedans. Des gans car autrement sa colle sur les doigt et c’est très
dur à enlever.
Avez-t-ils
choisis d’exercer ce métier ? Quelles étaient leurs motivations ?
Non, au départ
Alejandra travaillaient dans une banque au Chili car elle est chilienne. Puis
en rencontrant son mari qui travaillait dans une entreprise de bois, elle a
complètement quitté son travail pour faire des travaux manuels car quand elle
était jeune, elle avait toujours les meilleures notes en art plastiques. Puis
son mari la suivit et à quitter son travail.
Ont-ils
constatés un gros écart entre la théorie et la pratique ?
Pas trop car
au début elle ne faisait pas ce métier et elle c’est lancer comme ça. Elle a
commencé avec les choses qu’elle savait faire. Puis maintenant pour ce
perfectionner elle prend des cours de bijouterie au Chili et regarde dans les
livres. Elle fait c’est cours au Chili car en France les cours sont trop cher
(1 000 euros pour 3 jours) et il faut les faire à Paris.
Ont-ils
besoin de remises à niveau régulièrement pour ce tenir des évolutions
techniques ?
Non, car c’est
de la créativité donc on fonctionne comme on veut. C’est un travail personnel. Ils
n’ont pas besoin de diplôme.
Ont-ils un
conseil à donner aux élèves qui envisagent de ce diriger vers ce métier ?
De le faire si
il aime faire des choses eux même et qu’il ne faut pas hésiter.
Elodie

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